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jeudi, 16 mars 2017 14:47

Célébration de la Jif édition 2017 : Les femmes du ministère du Cadre de vie sacrifient à la tradition

Les femmes du ministère du Cadre de vie et du Développement durable ont célébré en différé, ce mardi 14 mars au Palais des congrès, la Journée internationale des droits de la femme. Les réflexions ont tourné autour de la situation de la femme.

« De nos jours, l’insertion de la femme dans les sphères décisionnelles s’est améliorée à la faveur d’un riche corpus de droit international qui affirme l’égalité des droits de tous les êtres humains », selon Jeanne Josette Acacha Akoha, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Mais la situation de la femme au Bénin connaît des hauts et des bas, a-t-elle affirmé hier à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme par le personnel féminin dudit ministère. « Force est de constater que, malgré la compétence et la détermination des femmes, peu d’entre elles sont prises en compte dans les prises de décisions », se désole-t-elle.

Se référant au thème international de la Jif, « Les femmes dans un monde du travail en évolution, une planète 50-50 à l’horizon 2030 », elle en vient à une série de questions pour situer la part de responsabilité du Bénin : « Quel progrès voulons-nous pour le Bénin en marche vers le développement lorsque la part représentée par les femmes n’est pas reconnue comme entité importante et indispensable de la société ? Quel développement voulons-nous atteindre lorsque les femmes sont mises à l’écart au moment des nominations malgré leur bravoure et leurs compétences ? Quel développement voulons-nous lorsque parfois, les femmes refusent de prendre des responsabilités ? ».
Selon Mme Acacha, le combat en faveur de la gent féminine doit être soutenu par tous. « Que l’on soit mère ou père de famille, chef de ménage, éducateur ou autorité à divers niveaux, nous avons la lourde responsabilité devant l’histoire de faire en sorte que les droits des femmes soient reconnus », insiste-t-elle. Mais avant tout, elle place les femmes elles-mêmes en amont de ce challenge, en vue de leur promotion et leur épanouissement. « Face à la volonté du Gouvernement à nous accompagner, nous devons nous engager résolument comme des amazones avec amour, abnégation, patriotisme et sens de responsabilité pour accomplir nos missions sans désemparer afin de mériter nos places », préconise-t-elle. C’est la condition pour que les droits féminins soient reconnus, estime-t-elle.
Se penchant sur le thème de la Journée, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, Didier José Tonato, a reconnu les inégalités des femmes dans le monde du travail. « Le personnel féminin du ministère du Cadre de vie enregistre moins de 17%. Ce qui suppose un gap de 33% à combler à l’horizon 2030 conformément à la volonté des Nations Unies qui promeuvent l’égalité des chances dans le monde du travail », relève-t-il. « La femme est victime de nombreuses fatalités. Sa compétence est mise sous le boisseau dans le monde du travail », dénonce-t-il.
Pour redorer l’image de la couche, Didier José Tonato estime qu’à la Jif, il faut dénoncer les récupérations commerciales faites autour de la célébration, briser les réflexions misogynes, décerner un carton rouge aux machos et poser des actes concrets en faveur des femmes. Il a invité le personnel féminin du ministère à plus d’unité, de collaboration et de solidarité.

 

Source: http://wahaho-wasseho.info